Contrairement à la psychanalyse, les thérapies cognitives et comportementales s’attachent à traiter d’autres éléments psychologiques que l’état et l’origine du trouble du patient. Ces thérapies sont en effet plus centrées sur la cognition qui peut entraîner dans certains cas un état de souffrance ou un comportement névrotique qu’elles viennent corriger.

Comme son nom l’indique, la thérapie comportementale et cognitive vise le comportement. Comportement généralement intimement lié à des cognitions qui peuvent être des croyances, des pensées. Et ces dernières sont la plupart du temps erronées ou même négatives et que l’individu développe par lui-même. La thérapie comportementale et cognitive tente d’apprendre à l’individu à dépasser ces comportements. Son but est de modifier ces comportements qui peuvent porter préjudice au patient. On traite par exemple des problèmes comme les phobies, les dépendances ou encore les T.O.C ou trouble obsessionnel du comportement. Le fonctionnement de cette thérapie se base sur un postulat simple. Les comportements résultent d’un apprentissage qu’il suffit donc de défaire pour apprendre un autre comportement. Le thérapeute intervient alors en tant que nouveau guide et modèle qui va donner un nouvel apprentissage plus adapté.

Il intervient ainsi pour apporter une certaine correction. Il faut dire que si le problème n’est pas pris en charge, cela peut être handicapant pour l’individu. Une phrase qui peut résumer le processus est « de réussir demain ce que l’on se croit incapable aujourd’hui et que, de ce fait, on a raté hier ». Une séance de thérapie comportementale et cognitive plonge le patient au cœur de sa situation. Cela permet au thérapeute de comprendre ce qui met le patient face à ses peurs et se problèmes. Au fur et à mesure des séances, le thérapeute fait progresser la thérapie. Cela peut s’agir par exemple d’effectuer des tâches précises à tel ou tel moment, d’établir un agenda précis etc. Le thérapeute à ce moment là joue le rôle de guide mais aussi de conseiller et explique les origines du trouble pour aider à mieux le comprendre. Il propose également des solutions pour mieux en sortir. Des séances de relaxation peuvent être prévues pour certains patients atteints de phobies. Une séance dure en moyenne 45 minutes et peuvent durer jusqu’à une dizaine de mois. On identifie des troubles comportementaux et cognitifs comme les troubles anxieux, les phobies simples et sociales, les affections liées au stress, la boulimie, les troubles sexuels et les problèmes de couple.